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Midi-Pyrénées

Solidarité


BNP Paribas soutient le microcrédit

Midi Pyrénées
Banque citoyenne, BNP Paribas soutient l’Adie (Agence pour le droit à l’initiative économique) dans le développement du microcrédit en France. Depuis 2005, un nouveau partenariat a permis la création de six nouvelles antennes dans les quartiers sensibles de la région Midi-Pyrénées – dont une, en 2007, dans les quartiers nord de Toulouse. Entretien avec Yves Jarland, délégué régional de l’Adie.
En quoi consiste exactement le microcrédit ?

L’Adie s’adresse à des créateurs d’entreprise qui n’ont pas accès au crédit bancaire. Nous les accompagnons dans leurs démarches et accordons des prêts jusqu’à 5500 euros, parfois assortis d’un prêt d’honneur et d’une prime de la région. L’instruction des dossiers se base autant sur le sérieux et la motivation du créateur que sur la viabilité économique du projet.

BNP Paribas soutient le microcrédit

Comment accompagnez-vous les créateurs ?

Des bénévoles de l’Adie assurent un suivi bimestriel de chaque projet. Nous avons, par ailleurs, développé des services à la carte : des formations, une plate-forme téléphonique et, récemment, un système de microassurance.

Le microcrédit est-il efficace ?

Depuis 1996, nous avons débloqué 4 400 prêts sur nos six antennes régionales. Au bout de deux ans, 65% des entreprises sont encore en activité – un taux comparable à celui des entreprises classiques. Les résultats sont encore meilleurs dans les quartiers sensibles, grâce à l’accompagnement de proximité que nous pouvons y mener. Sans compter les activités « au noir » qui s’officialisent via l’accès au crédit…

En 2007, l’Adie a ouvert une agence dans les quartiers nord de Toulouse. Comment ce lieu a-t-il vu le jour ?

Cette ouverture s’est faite en relation très étroite avec BNP Paribas. Le soutien de la Banque nous a permis de créer un lieu à la fois convivial et professionnel, qui témoigne que nous sommes ici pour parler d’argent, pas pour faire de l’assistanat. En un an, nous avons déjà accordé 103 prêts. Le taux de remboursement est de 94%.

Outre ce soutien matériel, comment se matérialise le partenariat avec BNP Paribas ?

Une part importante des fonds que nous prêtons provient de BNP Paribas. Les clients de l’Adie bénéficient également de conditions particulières pour l’ouverture d’un compte professionnel chez BNP Paribas, comme la gratuité des frais de gestion pendant un an. Être une passerelle vers la bancarisation, c’est bien là notre premier objectif.

ADIE

Pour plus d’informations : midi.py@adie.org ou 0 800 800 566 (appel gratuit depuis un poste fixe).

 

Article publié le 20 janvier à 18h13

Culture


Festival Piano aux Jacobins : 29 ans de virtuosité

Midi Pyrénées
Après presque trente ans, la formule pourrait commencer à perdre le rythme. C’est tout le contraire! Le festival Piano aux Jacobins, créé par Paul-Arnaud Péjouan-Cassanelli (photo) et Catherine d’Argoubet, poursuit avec brio et enthousiasme sa mission : proposer aux spectateurs des rencontres avec des artistes mondialement reconnus mais aussi avec plusieurs étoiles montantes.

Une édition sous le signe de la légende avec la présence du maître viennois Paul Badura-Skoda, l’un des plus grands interprètes des sonates de Mozart ou Beethoven, d’Evgeni Koroliov, grand spécialiste de Bach notamment, ou encore de Menahem Pressler, l’immense pianiste cofondateur du Beaux Arts trio. Concernant les plus jeunes, le festival a accueilli le Toulousain Bernard Arbus, Alexander Drozdov et Romain Descharmes, entre autres.

Festival Piano aux Jacobins : 29 ans de virtuosité

Tableaux et concerts se répondent

Et si le cloître des Jacobins offre un cadre exceptionnel, dont la beauté et l’acoustique ont séduit de nombreux artistes mythiques comme Georges Cziffra, le festival sait aussi se donner de nouveaux espaces. Au musée des Abattoirs, tout d’abord : « Nous y avons créé les premiers tableaux-concerts, explique Paul-Arnaud Péjouan-Cassanelli. Une oeuvre contemporaine est décrochée des cimaises du musée pour être portée dans l’auditorium et en suspension à côté du piano. Les spectateurs sont alors invités à une méditation entre la musique et l’oeuvre d’art » Cette année, Berio et Emilio Vedova, Cage et Stéphane Dado, Ligeti et Miquel Barceló se sont ainsi côtoyés le temps d’un concert.

Festival Piano aux Jacobins : 29 ans de virtuosité

Mu Ye Wu, présent lors de l’édition 2007.
Une ouverture sur le monde

Mais c’est aussi à Paris, au Théâtre de Champs-Élysées, que Piano aux Jacobins donne une de ses plus belles soirées. Le 8 avril 2009, Ivan Moravec y jouera Schumann, Beethoven et Debussy. « Depuis maintenant vingt-quatre ans, la Fondation BNP Paribas nous accompagne dans notre aventure, commente Paul-Arnaud Péjouan-Cassanelli. Un partenariat qui n’hésite pas à nous suivre jusqu’en Chine, où, depuis cinq ans, Piano aux Jacobins organise des concerts à Pékin, dans la Cité interdite. BNP Paribas Chine nous a beaucoup aidés dans cette entreprise en nous faisant profiter de son expérience et de sa connaissance du contexte local. » Une relation solide qui dépasse les frontières et les genres.

Article publié le 20 janvier à 17h35

Business


La success-story d’ACTIS

Midi Pyrénées
Comment transformer en cinq ans une PME en acteur européen de référence sur un marché porteur? C’est l’histoire d’ACTIS, entreprise audoise spécialisée dans l’isolation des bâtiments. Retour sur un parcours exemplaire soutenu par BNP Paribas.

Basée à Limoux, ACTIS est née en 1980 autour d’une nouvelle technologie d’isolation mince – une alternative à la traditionnelle laine de verre. En 2003, l’histoire de l’entreprise connaît un tournant majeur quand l’entrepreneur ariegeois Laurent Thierry la rachète, par le biais d’un LBO (Leverage Buy-Out, ou rachat d’entreprise par endettement). « C’était un dossier complexe, se souvient Laurent Thierry. Mais nous avions repéré l’opportunité dès 2000, et déjà BNP Paribas était avec nous. » La Banque est intervenue doublement : pour le montage du LBO, bien sûr, mais aussi avec une prise de participation au capital grâce à BNP Paribas Développement, filiale du Groupe qui accompagne la croissance des PME-PMI.

La success-story d’ACTIS

Une PME dans la cour des grands

Après le rachat de l’entreprise, il a fallu structurer son management et constituer un véritable pôle de recherche et développement. Autre étape clé, mettre en place une nouvelle politique commerciale pour profiter du fort potentiel d’un marché européen de 7 milliards d’euros, porté par le souci croissant d’économies d’énergie. « C’est là qu’intervient l’isolation mince, explique Laurent Thierry : avec la sévérité accrue des réglementations sur l’isolation, il faut aujourd’hui de 20 à 24 cm de laine de verre pour isoler un bâtiment. Avec l’isolation mince, 5 cm suffisent. » ACTIS croit en sa stratégie et en son produit. Et les résultats sont là : encinq ans, le chiffre d’affaires a en effet été triplé et le capital multiplié par six.

Investissements continus et développement durable

Au fil des ans, ACTIS a renforcé sa structure financière, conservant avec BNP Paribas un lien régulier pour accompagner sa croissance, notamment le développement international et les investissements industriels. Déjà, 25 millions d’euros ont été investis sur quatre sites de production. En 2009, ACTIS proposera une nouvelle gamme d’isolants naturels à base de fibre de bois. De quoi faire d’elle un acteur global de l’isolation tout en renforçant son positionnement environnemental. Quinze millions d’euros ont été investis pour cette offre, via un montage
combinant autofinancement, crédit-bail et emprunt… Une nouvelle étape franchie en partenariat avec BNP Paribas, soutien constant de cette PME qui voit grand.

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Article publié le 20 janvier à 17h25