Poitou-Charentes
Les huîtres et le cognac, symboles d’un art de vivre « à la française » occupent une place essentielle dans l’économie de la région Poitou-Charentes. BNP Paribas soutient cette dynamique. La preuve par l’exemple avec Éric Marissal, PDG du groupe Grainocéan international, et Marc Veillon, à la tête de la Distillerie de La Pouade.
Grainocéan, la perle du goût
« Au début des années quatre-vingt, j’ai compris que l’ostréiculture allait devenir un élevage, avec de nouvelles problématiques : domestication, gestion des stocks, marketing… », se souvient Éric Marissal, PDG du groupe Grainocéan international. Avec une production moyenne annuelle de 130 000 tonnes d’huîtres, la France occupe aujourd’hui la première place européenne, et la quatrième place mondiale, derrière la Chine, le Japon et la Corée. C’est dire si les prédictions du chef d’entreprise se sont révélées exactes. Les élevages d’huîtres se multiplient et les techniques se modernisent.
Quinze années de recherches
« Nous sommes des reproducteurs-sélectionneurs d’huîtres, des semenciers de la mer. Nous travaillons sur la reproduction des huîtres afin de les sélectionner génétiquement pour les ostréiculteurs », explique Éric Marissal. Ce métier, son épouse et lui – tous deux ingénieurs agrononomes – l’ont inventé au fil du temps. Lorsqu’ils ont créé leur entreprise, en 1984, la reproduction des huîtres en laboratoire n’existait pas. « Nous avons fait de la recherche appliquée et empirique pendant quinze ans, jusqu’à aboutir à un process fiable qui nous a permis de fournir des naissins (jeunes huîtres) de meilleure qualité : huîtres bien creuses, de forme identique, indépendantes les unes des autres afin que l’ostréiculteur n’ait pas à les séparer… » C’est un savoir-faire très confidentiel, qui se partage entre cinq écloseries européennes, dont quatre sont situées en France. Mais la technique se développe : la sélection génétique concerne 50% de la production d’aujourd’hui, contre moins de 20% en 1998. « Nos clients les ostréiculteurs n’y voient que des avantages. Ils nous achètent des naissains de premier choix et reconquièrent des marchés en vendant de petits volumes de grande qualité. Ils ont doublé leur chiffre d’affaires. »

« Comme nous innovons sans cesse, notre progression n’est pas forcément constante, mais BNP Paribas nous suit et nous offre le bon dosage entre la liberté et le conseil! »
Éric Marissal, PDG du groupe Grainocéan international
BNP Paribas, accélérateur d’innovation
Depuis 1999, la production d’huîtres stériles (sans laitance) en partenariat avec Ifremer vient décupler le chiffre d’affaires de l’entreprise. C’est le moment pour Grainocéan de passer à l’étape industrielle, à condition de trouver le financement. Sept millions d’euros sont nécessaires afin de produire pour l’intégralité du marché européen. Éric Marissal rencontre alors BNP Paribas, qui se montre très intéressé. La Banque met sur pied une solution originale, en phase avec les enjeux de l’entreprise. « Ils ont pris la tête de file d’un pool bancaire qui réunit plusieurs banques et pilote tous nos dossiers de financement, avec une grande capacité d’adaptation, explique le PDG de Grainocéan. Comme nous innovons sans cesse, notre progression n’est pas forcément constante, régulière, mais BNP Paribas a intégré ce paramètre et nous suit. Je suis libre de conduire mon investissement et les flux financiers comme je l’entends, ce qui n’est pas conventionnel dans le monde de la banque. C’est le bon dosage entre la liberté et le conseil! »







